Les secrets de Jeanne d'Arc

En guise de préambule...

 
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Encore un nouveau site sur Jeanne d'Arc, ou plutôt, donnons tout de suite le ton, un nouveau site sur la Pucelle d'Orléans, dite Jeanne d'Arc !

Un site pour apporter un éclairage nouveau sur une jeune femme, phénomène de l'Histoire, qui a suscité plus de polémiques, de livres, français ou étrangers, et même de films qu'aucune autre femme…

Des polémiques d'abord, car il existe deux grands courants quant à cette histoire :

- Un courant traditionnel, codifié par Michelet, qui se base sur les documents d'époque, telles les « pièces » des deux procès de Rouen.

- Un courant moderniste, nommé au gré des humeurs traditionnaliste, surviviste, orléaniste, révisionniste, et maintenant sous la plume de Mme Colette Beaune, mythographe !

Car il est bien évident que depuis Michelet en 1848, la recherche historique a fait des progrès ! On s'est ainsi intéressé à des pièces comptables de la ville d'Orléans, qui attestent de la venue et du séjour de Jeanne la Pucelle en cette ville bien après la date de sa mort présumée sur le bûcher.

La recherche basée sur des techniques scientifiques de pointe a permis de ranger au rayon des farces et attrapes le bocal contenant les restes de Jeanne récupérés sous le bûcher pourtant dûment reconnus par l'évêché depuis sa découverte en 1867.

Par contre, le courant traditionnaliste admet beaucoup de faits sans jamais les expliquer, du genre :

Les apparitions des saintes, même s'il est avéré qu'elles n'existèrent pas !
Les aptitudes de cavalière de Jeanne, sur de fougueux destriers, elle qui n'avait monté que de placides chevaux de labour.
La connaissance des armes : essayez donc de manipuler une épée pendant une heure sans entrainement, et surtout sans vous couper le pied !
Son élocution, en un français tel qu'on le parlait à la cour du roi : nos universitaires devraient sortir de leur tour d'ivoire et se rendre dans un petit village du fond des Vosges, ils toucheraient du doigt les problèmes de communication !

En fait, il n'est pas tout à fait exact qu'ils ne fournissent pas d'explications, non, il y en a une, universelle, imparable, divine !

C'est Dieu ! qui est tour à tour orthophoniste, maître d'arme, artilleur, professeur d'équitation...

A condition bien sûr que la Pucelle soit vierge ; ce que l'on fait constater par les matrones à la lumière d'une bougie, sans aucun doute sur leurs compétences médicales. D'ailleurs nous nous posons la question de savoir sur quoi se basaient ces matrones pour vérifier cette virginité ? Etait-ce l'hymen ? Si, oui, il est heureux qu'on n'a pas eu à constater la virginité de Marie, car retrouver un hymen intact après un accouchement, ce doit être « coton » !

Les écrits ensuite,
De nombreux auteurs ont commis des ouvrages sur Jeanne, dont une très forte proportion d'ecclésiastiques. Un des premiers à avoir relaté une autre histoire, dépouillée des aspects religieux, est un sous-préfet de Bergerac . En 1819, il relatait une autre version de l'épopée de Jeanne, dans laquelle l'héroïne, non seulement était la fille bâtarde de la reine Isabeau de Bavière et de son amant le duc d'Orléans, mais également réapparaissait sous le nom de la dame des Armoises quelque temps après le bûcher.
Nous dressons dans l'article consacré à la bibliographie la liste des écrivains non orthodoxes, dans la droite ligne de Pierre Caze.

Le cinéma enfin,
On trouve de tout dans la filmographie consacrée à Jeanne, mais à notre avis, aucun film ne reflète l'histoire réelle ! il est regrettable qu'aucun cinéaste n'a jusqu'à présent envisagé de produire la vraie histoire de la Pucelle d'Orléans. Les temps ont pourtant changé, les mœurs aussi, et il devient possible de dire la vérité sans risquer davantage que les insultes de Mme Colette Beaune ou les sous-entendus de M. Olivier Bouzy.

Une coupure de presse (Figaro fév. 1965) informe de la curieuse mésaventure arrivée au célèbre compositeur Raymond Legrand (père de Michel), enlevé et séquestré pour avoir produit une pièce musicale, « Jeanne Vérité ».
article du figaro


Mais nous allons privilégier sur ce site l'aspect « lorrain » de la saga johannique. En effet, à part bien sûr sa naissance à Paris et le temps du voyage qui l'a menée à Domremy, ainsi que le temps compris entre son départ de Vaucouleurs et son retour dans la banlieue de Metz, Jeanne a essentiellement vécu en Lorraine (la Lorraine actuelle s'entend !): de 1407 à 1428 à Domremy et Greux, puis de 1436 à 1449 à Metz et Jaulny, pour finir par les obsèques à Pulligny sur Madon.

Le mystère de Jeanne demeure, et c'est entre Domremy et Jaulny que se trouve la clé de l'histoire !

Domremy pour la formation et l'initiation de la Pucelle d'Orléans...
Jaulny pour sa seconde vie, celle de Jeanne des Armoises !

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